Comment photographier le sport ?

La photographie sportive est un domaine assez difficile à maitriser. Elle demande une concentration importante, une bonne connaissance de la discipline à couvrir, et du matériel de préférence haut de gamme. Un boitier ayant un autofocus (AF) très réactif et une bonne cadence moteur est indispensable. Une bonne montée en sensibilité ISO est également primordiale, notamment en salle ou de nuit : 2500 à 3200 ISO pour du football de haut niveau, et souvent 5000 ou 6400 ISO dans la plupart des complexes sportifs non destinés aux sportifs professionnels. Le boitier doit être associé à un objectif possédant une grande ouverture (f/2.8 ou f/4 minimum) et une longue focale (200 mm minimum).
Bref, la photo de sports nécessite hélas du matériel lourd et onéreux pour obtenir un résultat correct, notamment lorsque les conditions lumineuses sont médiocres. Mais rassurez-vous, pour photographier votre gamin lors d’un match de football en pleine journée, vous n’avez pas besoin de 5000 euros de matériel !

Un match de Ligue 1

Un match de Ligue 1 au Stade du Hainaut à Valenciennes

En journée et avec du matériel d’entrée de gamme (700D ou 70D couplés à un objectif de type 70-300 peu lumineux ouvrant par exemple à f/5.6), la lumière du jour permet de shooter facilement des sports comme le football ou le rugby, une bonne occasion de s’essayer à la photographie sportive. Rappelons que pour ce type de photo, il est nécessaire de régler la vitesse d’obturation au grand minimum à 1/500. Tout est histoire de compromis, en fonction de la lumière disponible. On préférera, notamment avec un boitier bas de gamme, shooter à 1/500 f/5.6 500 ISO, qu’à 1/1000 f/5.6 1000 ISO, sachant que le bruit augmente avec l’augmentation de la sensibilité ISO. Sur un appareil haut de gamme (1DX, D4s), la différence de qualité entre 500 et 1000 ISO n’étant pas énorme, il est beaucoup moins gênant de privilégier la vitesse d’obturation pour figer parfaitement le mouvement. D’ailleurs, la plupart des reporters-photographes du journal « L’équipe » privilégient la vitesse d’obturation au détriment du grain provoqué par la montée de la sensibilité ISO : j’approuve ce choix, si le matériel à votre disposition le permet.

Un long téléobjectif lumineux : l’arme du photographe sportif

Lorsque la lumière ce fait rare, l’utilisation d’un boitier moyen ou haut de gamme (7D, D700, 1D, D3 etc), associé à un téléobjectif (70-200, 300, 400mm) lumineux (minimum f/2.8) devient indispensable. L’éclairage médiocre de la plupart des complexes sportifs oblige en effet le photographe à pousser son matériel à la limite du raisonnable (6400 ISO, 1/500 f/2.8). L’usage du flash cobra est vivement déconseillé : il est d’ailleurs interdit dans de nombreux sports (tennis de table notamment), et le rendu est très médiocre.

Le Football

France - Pays Bas. 1DX - Canon 300 2.8 - 1/1000 - 4000 ISO - f/2.8

France – Pays Bas. 1DX – Canon 300 2.8 – 1/1000 – 4000 ISO – f/2.8

Difficulté Faible (de jour) et moyenne (de nuit)
Objectifs 70-200 2.8 (action proche, avant-match), 300 2.8 (action un peu plus éloignée, gros plan, portrait), 16-35 2.8 (avant-match). Le 300 à l’avantage de bien détacher l’arrière-plan.
Position Assis, idéalement sur un siège de pécheur (se trouve à décathlon pour moins de dix euros), sur le côté du but et derrière la ligne de touche si l’espace le permet : ce n’est pas toujours toléré par le délégué et/ou l’arbitre, mais cette position permet de shooter de beaux duels aériens.
Sensibilité ISO de jour 100 à 640
Sensibilité ISO de nuit 2500/3200 (L1), 4000/6400 (football amateur)
Vitesse d’obturation 1/1000 pour une image bien nette, 1/1600 si possible. Dans tous les cas, ne pas descendre sous 1/500.
Ouverture f/2.8 de nuit, f/4 en journée, f/3.2 ou f/4 pour les corners.

1DX - 1/1000 - 4000 ISO - f/2.8

1DX – 300mm – 1/1000 – 4000 ISO – f/2.8

1DX - 300mm - 1/800 - 800 ISO - f/2.8

1DX – 300mm – 1/800 – 800 ISO – f/2.8

Le Basket-Ball

Pro B - 1DX - 80mm - 1/1000 - 4000 ISO - f/2.8

Pro B  Orchies – Boulogne – 1DX – 80mm – 1/1000 – 4000 ISO – f/2.8

Difficulté Moyenne
Objectifs 70-200 2.8 (action), 300 2.8 (gros plan, portrait), 16-35 2.8 (ambiance avec le coach), 24-70 (action proche). S’il fallait en choisir un seul, le 70-200 serait tout indiqué !
Position Au sol (pour éviter les têtes coupées en arrière-plan), en dessous du panier ou sur le côté du panier.
Sensibilité ISO 2500/3200 (Pro A, Pro B, N1), 4000/6400 (basket amateur)
Vitesse d’obturation 1/1000 minimum pour une image bien nette.
Ouverture f/2.8

1DX - 170mm - 1/640 - 3200 ISO - f/2.8

1DX – 170mm – 1/640 – 3200 ISO – f/2.8

1DX - 75mm - 1/1000 - 5000 ISO - f/2.8

1DX – 75mm – 1/1000 – 5000 ISO – f/2.8

Le Handball

N1F – Lomme – Blavozy – 1D MK IV – Canon 70-200 2.8 – 1/1000 – 5000 ISO – f/2.8

Difficulté Moyenne
Objectifs 70-200 2.8 (action), 16-35 2.8 (ambiance avec le coach), 24-70 (action proche). S’il fallait en choisir un seul, le 70-200 serait encore une fois le plus pratique !
Position Au sol (pour éviter les têtes coupées en arrière-plan), sur le côté du but. (Gêne possible des arbitres qui alternent de coté, mais c’est la meilleure position)
Sensibilité ISO 3200/6400
Vitesse d’obturation 1/1250 minimum pour une image bien nette.
Ouverture f/2.8

Le Volley-Ball

Équipe de France – 1D MK IV – Canon 300 2.8 – 1/1250 – 3200 ISO – f/2.8

Difficulté Importante (à mon sens c’est le sport le plus compliqué à photographier)
Objectifs 70-200 2.8 (action Au sol), 16-35 2.8 (ambiance avec le coach), 300 2.8 (depuis un point haut). S’il fallait en choisir un seul, le 300 sans hésitation. Le volley est probablement le sport le plus difficile à couvrir, pour obtenir de bonnes photos, il est nécessaire de repérer un attaquant et de le suivre dans le viseur, jusqu’à une éventuelle attaque, notamment au 300mm, car suivre la balle relève de la mission impossible.
Position Au sol avec un 70-200 pour shooter les réceptions du libéro par exemple, debout depuis un point haut avec un 300 pour les attaques et les blocs défensifs.
Sensibilité ISO 3200 à 6400
Vitesse d’obturation 1/1250 minimum pour une image bien nette.
Ouverture f/2.8

La boxe

Nuit des Champions – 1D MK IV – Canon 300 2.8 – 1/800 – 3200 ISO – f/2.8

Difficulté Importante
Objectifs 70-200 2.8 (action, portrait du boxeur), 16-35 2.8 (ambiance avec le coach), 300 2.8 (depuis un point haut), 24-70 2.8 (action proche). S’il fallait en choisir un seul : le 70-200 sans hésitation.
Position Au sol, sur le bord du ring, et/ou depuis un point haut si la salle le permet.
Sensibilité ISO 3200/6400
Vitesse d’obturation 1/800 minimum, plutôt 1/1250 pour une image bien nette.
Ouverture f/2.8

Le Tennis

Interclub D1 – 1D MK IV – Canon 300 2.8 – 1/1250 – 2500 ISO – f/2.8

Difficulté Importante
Objectifs 300 2.8 ou 400 2.8, 70-200 2.8. S’il fallait en choisir un seul : le 300 sans hésitation qui permet d’obtenir des plans très serrés.
Position Au sol ou assis, sur le bord du terrain, à hauteur du filet et du côté opposé au banc des deux joueurs.
Sensibilité ISO 2500/6400 en intérieur, 200/640 en extérieur
Vitesse d’obturation 1/1250 pour une image bien nette.
Ouverture f/2.8

Le hockey sur glace

Hockey D2 – 1D MK III – Canon 300 2.8 – 1/400 – 3200 ISO – f/2.8

Difficulté Importante
Objectifs 70-200 2.8, 24-70 2.8, 300 2.8 (pour une action éloignée ou un gros plan sur un joueur, scène de joie) ou 135 2. S’il fallait en choisir un seul : le 70-200 qui est très polyvalent au hockey.
Position Debout à proximité d’une des deux équipes, et proche du but. Attention au palet qui peut faire de gros dégâts !
Sensibilité ISO 2500 à 5000 selon les patinoires.
Vitesse d’obturation 1/1250 pour une image bien nette. Prendre soin de sur-exposer d’au moins 1 IL pour une image bien exposée (la glace fausse la mesure de l’exposition).
Ouverture f/2.8

L’athlétisme

Interclubs elite - 1DX - 300mm - 1/800 - 400 ISO - f/3.5

Interclubs elite – 1DX – 300mm – 1/800 – 400 ISO – f/3.5

Difficulté Moyenne
Objectifs 70-200 2.8, 300 2.8 (pour un gros plan comme la photo du haut dans le sable), 16-35 2.8 (pour un départ par exemple)
Position De préférence au sol (toujours pour éviter les têtes coupées en arrière-plan). Pour le départ d’une course avec plusieurs centaines de participants, l’idéal c’est de trouver un point haut.
Sensibilité ISO 100/200 (extérieur), 3200/6400 (en salle)
Vitesse d’obturation 1/800 minimum pour une image bien nette, 1/1600 si possible.
Ouverture f/2.8 à f/4 pour photographier un seul athlète, f/5.6 à f/11 pour le départ d’une course avec plusieurs centaines de participants.

1DX - 70mm - 1/800 - 400 ISO - f/7.1

1DX – 70mm – 1/800 – 400 ISO – f/7.1

1DX - 14mm - 1/500 - 1250 ISO - f/3.2

1DX – 14mm – 1/500 – 1250 ISO – f/3.2

Le tennis de table

Pro A féminine – 1D MK IV – Canon 300 2.8 – 1/500 – 6400 ISO – f/2.8

Difficulté Moyenne
Objectifs 70-200 2.8 (polyvalent), 300 2.8, ou 135 2. S’il fallait en choisir un seul : le 300 2.8 qui permet d’isoler parfaitement le joueur.
Position Assis face au joueur à suivre, si possible avec du public en arrière-plan.
Sensibilité ISO 2500 à 6400
Vitesse d’obturation 1/1000e pour une image bien nette, 1/500 au grand minimum. Si il y a peu de lumière, concentrez-vous sur les phases peu rapides comme les services (au 1/250 ça passe)
Ouverture f/2.8

La gymnastique

Championnat de France de GRS – 1D MK IV – Canon 70-200 2.8 – 1/1000 – 2500 ISO – f/2.8

Difficulté Moyenne
Objectifs 70-200 2.8 (photo d’ensemble avec 2 ou 3 gymnastes), 300 2.8 (gros plan sur 1 gymnaste). S’il fallait en choisir un seul : le 70-200 qui est le plus polyvalent.
Position Le plus près possible du sol, sur le bord du tapis avec le public de face.
Sensibilité ISO 1600/6400
Vitesse d’obturation 1/640e minimum, plutôt 1/1000e pour une image bien nette.
Ouverture f/2.8

RAW ou JPEG ?

Le choix du format RAW (qui est un négatif numérique) plutôt que le classique JPEG est judicieux pour les sports en salle, car il permet de modifier la balance des blancs lors du post-traitement. Il suffit de le faire sur une image, et d’appliquer le traitement sur chacune : une opération qui prend moins d’une minute. Il est également plus facile de corriger l’exposition en RAW qu’en JPEG et la dynamique est bien plus importante ! Cela permet d’obtenir des JPEG (après traitement du RAW) avec un meilleur contraste, des hautes lumières qui ne sont pas cramées, des noirs qui ne sont pas bouchés, et une balance des blancs correcte. Toutefois, un fichier RAW est beaucoup plus lourd qu’un JPEG (4x plus lourd) est ralenti fortement le mode rafale du boitier : l’usage du format RAW nécessite donc l’achat de cartes mémoires de 8, 16 ou 32 Go et d’un ordinateur performant si vous ne voulez pas vous arracher les cheveux !

Dans un souci de réactivité, la plupart des photoreporters utilisent uniquement le format JPEG pour envoyer leurs images, mais pour ma part j’utilise les deux sur le 1D Mark IV : du JPEG sur la carte SD, et du RAW sur la carte CF. Avec un ordinateur récent, un lecteur de carte FireWire (ou USB 3) et surtout un disque dur de type SSD, le post-traitement des fichiers RAW est très rapide.

Mode M, priorité ouverture, ou priorité vitesse ?

De manière générale, pour les sports en salle, le mode manuel est le plus pratique. Pour du football ou du rugby, vous pouvez utiliser le mode priorité ouverture (AV), ainsi vous fixer par exemple l’ouverture à f/2.8 ou f/4, et vous ajustez la sensibilité ISO afin d’obtenir une vitesse d’au moins 1/1000, c’est une méthode plutôt efficace, mais attention au duel aérien avec des nuages blancs en arrière-plan : n’oubliez pas de mémoriser l’exposition avant (la touche * chez Canon) ou d’utiliser le mode M.
Le mode priorité vitesse (TV) est surtout utile pour les sports automobiles, notamment pour obtenir un filé. Pour ce faire, il suffit de régler la vitesse de l’obturateur à 1/80 ou 1/100, et de choisir une sensibilité ISO pour obtenir par exemple une ouverture de f/4 ou f/5.6.

Le stabilisateur d’image

Contrairement aux idées reçues, en sport, le stabilisateur d’image est totalement inutile. Ce système permet d’échapper à la règle de base indiquant qu’avec une focale de F mm, il faut une vitesse d’obturation de 1/F pour éviter le flou de bougé. Exemple avec un 200mm, une vitesse d’1/200 est nécessaire pour obtenir une photo nette du sujet (qui ne bouge pas). Ainsi avec le stabilisateur d’image activé (IS chez Canon), il est possible de shooter au 1/50 avec une focale de 200mm, sans flou de bougé, c’est pratique dans le cadre d’un portrait d’un sujet immobile, notamment lorsque la lumière est faible.

En sport, la vitesse d’obturation minimale pour figer un mouvement est de 1/500, et donc activer le stabilisateur est inutile puisqu’avec une vitesse d’obturation plus faible, la photo serait floue. Par ailleurs, en laissant l’IS actif inutilement, vous réduisez l’autonomie de votre batterie et vous perturbez l’efficacité de l’autofocus.

La balance des blancs

La balance des blancs (WB, White Balance) permet d’étalonner le capteur d’un réflex numérique pour obtenir un blanc réellement blanc et donc un rendu équilibré des couleurs. Un mauvais réglage de la balance des blancs produit un cliché trop chaud (orange/rouge) ou trop froid (bleu). Dans la plupart des stades de football et de rugby, la position AWB (balance des blancs automatique) procure de très bons résultats. Hélas, dans de nombreuses salles de sports, la balance automatique donne de mauvais résultats (couleurs trop chaudes), il faut donc l’ajuster manuellement.
En fonction du type d’éclairage, vous pouvez tenter les positions « Tungstène » (3200 K) ou « Fluorescent blanc » (4000 K) sur votre boitier. Ajuster manuellement la balance des blancs en photographiant une feuille de papier blanc (sous l’éclairage) ou en utilisant un expodisc offre une plus grande précision. L’expodisc est un disque venant se placer sur la lentille frontale de l’objectif et qui permet d’obtenir une photo théoriquement blanche lorsqu’on dirige l’objo en direction de l’éclairage. Cette photo « blanche » (et qui n’est pas blanche au départ avec le mode AWB) permet d’indiquer au reflex qu’on l’utilise comme référence des blancs : consultez le mode d’emploi dans la partie « balance des blancs personnalisée » pour la procédure précise. Sur un boitier Canon 1D, il suffit de positionner la balance des blancs sur « Personnalisé » puis d’aller dans le Menu « Enr. Bal B perso ».

Balance des blancs en mode automatique dans une salle avec un éclairage utilisant des lampes à vapeur de sodium (2200 K).

Balance des blancs correcte via l’utilisation d’un expodisc et de la fonction balance des blancs personnalisée sur le boitier.

Si vous utilisez le format RAW, vous pouvez corriger très facilement la balance des blancs lors du post-traitement sans dégrader vos images et l’appliquer sur toute la série pour gagner du temps, mais il faut tout de même photographier une feuille blanche (ou utiliser un expodisc) lors de votre reportage pour indiquer à votre logiciel l’étalonnage à appliquer.

Un « expodisc » permet d’ajuster la balance des blancs de manière optimale, même dans une salle équipée de lampes à vapeur de sodium (éclairage orangé).

Enfin, et c’est le pire cauchemar des photographes de sports : les salles utilisant un éclairage cyclique ! Avec ce type d’éclairage, une rafale de 10 images en une seconde avec une exposition fixe (1/1000 – f/2.8 – 4000 ISO par exemple) et une balance des blancs personnalisée fixe (3000 K par exemple) va donner une série très hétérogène : rendu des couleurs et expositions différentes d’une image à l’autre. Ceci est dû à la différence de phase de l’éclairage qui est alimenté par le réseau électrique délivrant un courant alternatif d’une fréquence de 50 Hz (50 variations par seconde) : une variation indétectable à l’œil nu, mais captée par un reflex avec une vitesse d’obturation importante. Il n’y a pas vraiment de solution à ce problème, à part shooter au format RAW pour effectuer une correction lors du post-traitement. Souvent sur une rafale, la photo la plus intéressante, c’est celle qui a une mauvaise exposition et une balance des blancs exotique… il faut faire avec !

Conseils en vrac

Évitez absolument les photos de dos : le joueur doit être identifiable et de préférence avec la balle à proximité (tennis, foot, rugby, volley, hand). N’hésitez pas à recadrer vos images en post-traitement pour éduquer votre œil : avec le temps vous aurez le cadrage idéal. Pensez toujours à vos arrières plans : l’idéal est de se positionner de manière à avoir du public en fond, c’est bien plus esthétique qu’un extincteur, un mur, une poubelle, des voitures…
Pour ne pas avoir de têtes coupées en second plan, il est important d’adopter une position basse, et c’est encore plus vrai lorsqu’on photographie des enfants : il faut donc investir dans un petit siège de camping (une dizaine d’euros à Décathlon) ou se mettre au sol.
L’utilisation d’un monopode est inutile avec des objectifs peu lumineux et dont la focale est inférieure à 300 mm. Un monopode avec un encombrant 400 2.8 est légitime (plus de 7 kg sur la balance), mais avec un simple 70-200 2.8 ou un 70-300 4.5-5.6 ça ne sert à rien et c’est contre-productif : le monopode restreint la liberté de vos mouvements.