15 accessoires utiles à la photographie

Quels sont les accessoires utiles qui peuvent améliorer votre pratique du reportage photo ? Chiffon en microfibre, poire soufflante, trépied, monopode, télécommande, chaufferettes, gorillapod, filtres, expodisc, siège : voici un bref tour d’horizon des accessoires pratiques.

1 : Un chiffon en microfibres et une mini serviette

Non pelucheux, antistatique pour ne pas attirer la poussière, et absorbant le gras, le chiffon en tissu microfibres est un accessoire indispensable pour le nettoyage de toutes vos optiques, et éventuellement pour le nettoyage de vos écrans (celui du réflex et celui de l’ordinateur).
Pratique également : une miniserviette, de manière à pouvoir essuyer de temps en temps votre matériel en cas de pluie. Cette petite serviette, plus connue sous le nom de serviette invité éponge, est en coton et mesure environ 30×30 cm ou 30×50 cm. Elle se trouve facilement dans des magasins comme Ikea ou Okay (rayon linge de bain), mais également dans la plupart des grandes surfaces.

2 : Une poire soufflante

Peu onéreuse, une poire soufflante permet d’enlever une bonne partie de la poussière et des particules sur le capteur du boitier et sur les objectifs. Contrairement à une bombe d’air comprimé, l’usage d’une poire soufflante est sans risque pour le capteur. Ci-dessous, une poire de la marque allemande Eyelead.

3 : Un pare-soleil pour votre objectif

Le pare-soleil, en option ou livré avec l’objectif (série L de Canon, Sigma…), offre une excellente protection mécanique de la lentille frontale et empêche l’entrée de rayons latéraux parasites qui peuvent provoquer du flare (ronds lumineux sur l’image) et une réduction du contraste.
Pour chaque objectif, il y a un modèle précis de pare-soleil (diamètre, forme, longueur). Ce dernier se visse dessus et est parfaitement adapté aux caractéristiques du caillou. Contrairement aux idées reçues et malgré sa dénomination, le pare-soleil est également très utile par mauvais temps (il protège en partie de la pluie) et par temps nuageux ou en intérieur (pour limiter les rayons de lumières incidents).

4 : Un « Expodisc » ou une feuille blanche

Pratique pour régler la balance des blancs, c’est-à-dire « étalonner » le capteur d’un réflex numérique pour obtenir un blanc réellement blanc et donc un rendu équilibré des couleurs.
Un Expodisc est un disque venant se placer sur la lentille frontale de l’objectif et qui permet d’obtenir une photo théoriquement blanche lorsqu’on dirige l’objo en direction de l’éclairage. Cette photo « blanche » (et qui n’est pas blanche au départ avec le mode AWB) permet d’indiquer au reflex qu’on l’utilise comme référence des blancs : consultez le mode d’emploi dans la partie « balance des blancs personnalisée » pour la procédure précise. Ajuster manuellement la balance des blancs en photographiant une feuille de papier blanc (sous l’éclairage) fonctionne également, mais c’est moins pratique ! Cette solution est très fiable, mais uniquement avec les salles de sports n’utilisant par un éclairage cyclique (voir la partie « balance des blancs » de la page Comment photographier le sport ? pour plus d’infos).

5 : Un bon trépied

Accessoire incontournable en pose longue, le trépied apporte une bonne stabilité pour la photo de nuit, la macrophotographie, et la photo de paysage. Plusieurs points sont à vérifier avant d’en acquérir un : le poids maximum supporté, la qualité de la rotule (l’appareil doit rester à la position voulue quand on enlève les mains), le poids du trépied (en carbone c’est plus léger, mais plus onéreux), la hauteur maxi et mini, et la maniabilité. Dans une moindre mesure, le monopode peut également apporter une bonne stabilité (photographie sportive ou animalière), notamment avec un lourd téléobjectif, mais il n’est pas compatible avec la pose longue. Privilégiez les marques Manfrotto, Gitzo, Benro, Bilora, et Vanguard.

6 : Une protection contre la pluie

De manière très occasionnelle, un simple sac-poubelle est bien souvent suffisant. Mais si vous photographiez plusieurs fois dans l’année sous la pluie, la housse Optech RainSleeve est la solution présentant le meilleur rapport efficacité/coût : environ 10 euros pour deux housses. Contrairement au sac-poubelle, cette housse à l’avantage d’être transparente : vous pouvez donc vérifier vos images sur l’écran LCD et il n’est pas nécessaire de connaitre les commandes sur le bout des doigts. Elle est également très peu encombrante et rapide à mettre en place. Si ce sujet vous intéresse, consultez également le guide pour photographier sous la pluie pour un aperçu détaillé des solutions possibles.

7 : Des chaufferettes

Très pratique en hiver, cet accessoire vendu notamment par le site pearl.fr réchauffe efficacement les mains des photographes. L’autonomie d’une chaufferette est d’environ 20 minutes par grand froid et le déclenchement de la réaction chimique de l’acétate de sodium est provoqué en pliant une plaque située dans le sac. La chaufferette « FireBag » (ci-dessous) est réutilisable environ 500 fois. Pour la réutiliser, il suffit de la plonger dans de l’eau bouillante pendant une dizaine de minutes jusqu’à ce que les cristaux redeviennent liquides.
Le coût est modique : environ 13 euros pour 10 chaufferettes. Par ailleurs, cet accessoire est très utile quand la lentille de votre objectif est froide (hockey sur glace, foot/rugby en hiver, patinage artistique) et que vous arrivez dans un lieu chaud (piscine, salle de sports). Une chaufferette (entourée d’un chiffon en microfibre par exemple) permet en effet de réchauffer la lentille frontale de vos objectifs et d’éviter la formation de buée.
Autre accessoire du même type, mais utilisable une seule fois : le chauffe orteils « Thermopad » (environ 10 euros pour 10), à fixer sur vos chaussettes. L’autonomie est assez importante : vos pieds restent environ trois heures à une température de 37°C. C’est vraiment un accessoire agréable quand vous devez faire des photos dehors durant de longues heures en plein hiver ! Existe également au même prix pour les mains.

8 : Un flash cobra

Mal utilisé, le rendu d’une photographie au flash peut être désastreux : on a tous en tête l’aspect « fromage blanc ». Mais avec un peu de maitrise, la lumière très dure d’un flash cobra peut améliorer considérablement une image : il suffit pour cela de transformer la lumière dure du flash en lumière douce. En élargissant la taille de la source lumineuse, par exemple en dirigeant le flash vers un plafond, on réduit fortement les ombres et la lumière devient douce. Cette technique du flash indirect à l’immense avantage d’offrir un rendu naturel au photographe.
Le flash cobra est également une arme redoutable à l’extérieur. En plein soleil, la lumière est dure et le visage d’une personne à photographier se retrouve en partie dans l’ombre. Pour déboucher les ombres provoquées par le soleil, il suffit d’utiliser le flash direct vers le sujet en réduisant légèrement la puissance du flash (-1/3 IL). C’est la technique du « fill-in » (voir illustration ci-dessous). À lire également : comment choisir un flash cobra ?

9 : Un diffuseur pour flash cobra

Peu onéreux (à partir de dix euros environ), un diffuseur se fixe sur la tête du flash. Il adoucit la lumière dure du flash afin d’atténuer les ombres. Pratique quand il n’est pas possible de réfléchir la lumière sur un plafond ou un mur.

10 : Une télécommande

Une télécommande a plusieurs usages. Un modèle filaire (ci-dessous à gauche, Canon RS-80 N3) permet d’éviter les vibrations lors du déclenchement et est donc le complément idéal d’un trépied pour obtenir une stabilité maximale lors d’une pause longue. Il existe également des télécommandes sans fil (ci-dessous à droite, Phottix Hero) dont la portée est assez importante (jusqu’à une centaine de mètres). Avec certains modèles, il est également possible de visualiser en temps réel le cadrage sur un petit écran LCD intégré à la télécommande. Pratique pour la photo sportive et animalière.

11 : Des filtres (polarisants, ND, et neutres)

Lorsque vous utilisez votre objectif sur un lieu où les conditions sont difficiles (poussières, boue, gouttelettes d’eau, sable, bord de mer) ou si vous souhaitez protéger en permanence la lentille frontale de votre objectif contre les rayures et impacts malencontreux, il existe des filtres neutres. Neutre ? Pas tout à fait, puisqu’un filtre protecteur transmet environ 99% de la lumière reçue et peu agir de manière infime sur la température de couleur. À l’œil nu, cela reste bien sûr invisible et l’essentiel est de protéger vos objectifs. Il existe plusieurs modèles de filtres neutres, à choisir en fonction du diamètre de votre objectif (de 37 à 82 cm) et de la qualité du verre (évitez l’achat d’un filtre bas de gamme sur un caillou à 2000 euros et vice-versa). À noter que certains protègent leur matos avec des filtres UV : ça protège également, mais les objectifs sont déjà traité anti-UV. À éviter donc.

Autre filtre assez pratique notamment pour la photo de paysage : le filtre gris neutre ou ND (Neutral Density). Un filtre gris neutre permet de réduire la luminosité entrant dans l’objectif. C’est un accessoire indispensable en pleine journée lorsque l’on souhaite faire une longue exposition. La réduction de luminosité est indiquée ainsi sur les filtres ND : ND2 pour une réduction de la lumière équivalente à 1 diaphragme, ND4 pour une réduction de 2 diaphs, ND8 pour une réduction de 3 diaphs, et ND400 pour une réduction de 9 diaphs.

Dernier filtre utile : le filtre polarisant circulaire (comme ci-dessous). Il permet de réduire les reflets (sur l’eau ou le verre par exemple) et il donne également un coup de pouce à la saturation des couleurs. Si vous utilisez un objectif assez haut de gamme, choisissez un filtre de bonne facture (B&W, Hoya, ou Rodenstock).

12 : Un siège

L’arme fatale du photographe de sport ! Un siège permet d’abaisser le point de vue sans se fatiguer pour éviter les arrières plans avec des têtes coupées.
Le siège offre également une bonne stabilité quand on ne souhaite pas utiliser un monopode avec son téléobjectif : il suffit de prendre appui sur un genou. Un accessoire que l’on trouve à partir d’une vingtaine d’euros dans les boutiques pour pêcheurs, ou dans les magasins d’articles de sport comme décathlon. Ci-dessous, un siège pliant Walkstool : un siège très populaire dans de nombreux stades de football !

13 : Un gorillapod

Le Gorillapod est un trépied original et très flexible conçu par Joby. Les trois jambes malléables et robustes peuvent se fixer sur les branches d’un arbre (comme ci-dessous), sur une barrière, un tuyau, etc. Le modèle le plus solide, le GP8 (environ 100 euros), supporte un poids de 5kg : de quoi fixer un boitier pro et un objectif de 1 ou 2 kg.
Avec un tel outil, la seule limite devient l’imagination du photographe !

14 : Une application météo sur iOS & Android

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’un smartphone, et notamment d’un iPhone (iOS) ou de son équivalent sous Android, il est judicieux de télécharger une application de prévision météo comme WeatherPro (environ 3 euros, dispo sur iOS et Android). Cette application très complète devient vite indispensable à l’exercice de la photographie extérieure. Elle permet notamment de visualiser la météo détaillée par ville et selon l’heure de la journée (1h, 4h, 7h, 10h, 13h, 16h, 19h, et 22h). Sur Android, l’OS mobile de Google, il y a également Aix Weather (gratuit), un widget gratuit donnant la météo sur 24h et heure par heure.
Un must pour savoir quel(s) accessoire(s) emporter avec soi avant de partir en reportage.

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15 : Une protection en silicone pour le boitier

Efficace pour protéger votre boitier des coups et des rayures. Une telle protection est conçue sur mesure pour un boitier en particulier (les plus courants de Nikon et Canon).
Les boutons restent accessibles, mais il y a une légère habitude à prendre, notamment avec le bouton du déclencheur qui devient un peu moins sensible au début. Plusieurs marques se disputent ce marché de niche : on peut citer notamment les protections Camera Armor (de 20 à 90 euros) de la société américaine Made Products, assez difficile à trouver en France, et les protections Easy Cover (environ 30 euros).
Malgré un usage intensif, mon boitier Canon 1D Mark IV acheté en 2009 est toujours comme neuf (du moins vue de l’extérieur) en 2012 grâce à cette protection en silicone.

Johan BEN AZZOUZ