Comment traiter les images avec Aperture ?

Workflow avec Aperture (Mac OS X)

Concurrent d’Adobe Lightroom, Aperture 3 est un logiciel dédié à la retouche d’image pour les photographes professionnels et amateurs. Il est vendu environ 63 euros par Apple, et téléchargeable sur le Mac App Store.

Étape 1 : On commence par l’importation des images depuis la carte mémoire en précisant le nom du projet en haut à droite du logiciel : ici, « L1 (37e) – Olympique de Marseille – FC Valenciennes ».

Étape 2 : on passe en plein écran pour le confort (touche F), et on examine les clichés un par un pour les noter avec la combinaison de touche Maj et +.
Les clichés excellents = 5 étoiles (donc on reste appuyé sur la touche Maj et on appuie 5 fois sur la touche +), les clichés très bons = 4 étoiles, les clichés bons = 3 étoiles, les clichés potables = 1 ou 2 étoiles. À adapter en fonction de vos exigences bien-sûr.
Une fois la notation terminée, il suffit d’afficher le projet par « Classement » et de sélectionner les photos sans étoiles. Il s’agit des photos sans intérêt ou ratées : on efface. Les photos effacées sont désormais dans la « Corbeille » d’Aperture, qu’on videra plus tard.

Étape 3 : On réexamine chaque cliché pour effectuer un recadrage (crop) quand c’est nécessaire. La photo du dessous par exemple est mal cadrée au départ : on supprime donc le joueur de gauche qui n’apporte rien à l’image. Ainsi recadrée, l’image est plus percutante. On peut également en profiter pour effectuer des retouches très localisées, comme l’élimination des poussières sur un ciel bleu avec l’outil « Retoucher/Réparer ». Pour gagner du temps, cette étape du recadrage peut être effectuée en même temps que la notation.

Recadrage d'une image : le "Crop". Accessible avec la touche C. Il est également possible de redresser l'horizon si la photo est bancale, via la touche G.

Étape 4 : On ajuste si nécessaire : exposition, récupération des hautes lumières, contraste, saturation, balance des blancs, tons clairs et tons foncés. Cette étape est indispensable avec des photos au format RAW, puisque le boitier n’applique aucun traitement. Pour une photo de sport comme ici, on peut pousser le contraste à 0.2, la netteté à 1 (rayon 1), la saturation très légèrement (1.05). Avec un maillot blanc, le réglage récupération est très pratique : il permet d’obtenir une bonne exposition globale de la scène sans cramer le maillot du joueur.

Une fois qu’une photo est traitée, il ne reste plus qu’à appliquer le traitement sur toutes vos images (si elles sont homogènes) via le menu « Métadonnées », puis « Prélever des réglages ». Si vos photos sont au format JPEG, les réglages tels que la saturation, le contraste et la netteté se font plutôt sur le boitier : il est donc rarement utile d’y revenir lors du post-traitement.

Incontournable avec des photos RAW, le réglage du contraste, de la netteté, et de la saturation. Le menu "Ajustements" est accessible via la touche H en mode plein écran (F)

Appliquer le traitement d'une image sur toutes les images offre un gain de temps appréciable.

Étape 5 : Les images sont désormais traitées. Il faut maintenant légender les images à l’aide des champs IPTC (Métadonnées, accessibles via la touche H). Cette étape est bien sûr obligatoire pour les journalistes : elle permet d’expliquer le contexte de l’image, d’identifier les personnes, et de préciser l’auteur de l’image avant d’envoyer les photos à sa rédaction ou à son agence de presse. Comme pour les ajustements, il est possible d’appliquer les champs IPTC d’une image sur toutes les autres pour gagner du temps. Il suffit ensuite de modifier une par une le nom du joueur ou de la personne.

Pour un photographe amateur, cette étape n’est pas obligatoire, mais vivement conseillée : compléter les champs « Légende », Titre », et « Mots-clés » permet de retrouver plus facilement vos photos avec le moteur de recherche de Mac OS X, mais également de générer des dossiers intelligents.
Par exemple un dossier intelligent « Marseille », inclurait automatiquement toutes vos photos contenant le mot clé Marseille dans les champs IPTC.

Les champs IPTC permettent de classer et retrouver les photos.

Étape 6 : Les images étant désormais traitées et légendées, il ne reste plus qu’à les exporter sur votre bureau (avec la meilleure résolution et la meilleure qualité possible, 10 ou 12, puis inclure les métadonnées dans les options (Aperture / Préréglages / Exportation d’images). Si vos images originales sont au format RAW, un négatif numérique : il est inutile de les conserver. On efface donc les fichiers RAW et on réimporte les JPEG que l’on vient d’exporter sur le bureau.

Dernière étape : l'exportation des images en JPEG.