Christophe Elise, Photojournaliste

AmericanAirlines Arena, Miami, Florida, USA.

Peux-tu te présenter en quelques mots? Quels sont ton métier et ta spécialité ?

Photographe professionnel, spécialisé dans les sports, et un peu dans les sports US.

Quel a été ton parcours pour devenir reporter-photographe et avoir la chance de couvrir les sports US ?

Après une dizaine d’années de carrière de journaliste à l’écrit, l’envie – quelque peu réfléchie – m’a pris de quitter le dernier groupe de presse qui m’employait pour tenter l’aventure en indépendant, avec le but de changer à la fois de sujet (je n’écrivais pas du tout sur le sport) et de média (passer de l’écrit à l’image). Je me suis lancé en misant sur mon expérience en journalisme, et en faisant mes gammes en photographie selon les opportunités.
Quelques rencontres et contacts m’ont conforté dans cette voie, et m’ont permis de suivre mon envie et souhait de travailler sur une iconographie des sports qui m’ont toujours fasciné depuis l’enfance. Mes efforts ont été très tôt tourné vers la couverture de sports aux USA, en particulier la NBA. Ma collaboration – continue – avec le magazine Reverse a été le moteur de mes débuts.

Quel matériel utilises-tu pour la prise de vue ?

Une large gamme d’objectifs Canon du 15 mm au 400 mm, des boitiers Canon 1D Mark IV.

Quels sont tes deux objectifs favoris et pourquoi ?

Le 400mm f/2.8 L IS avec lequel je dois bien saisir 80-85% de mes photographies, qui est remarquable et fiable, et le 24-70mm f/2.8 L qui me permet une bonne palette de cadrages en basket.

Quel est le cliché ou la publication dont tu es le plus fier ?

J’aurais bien du mal à sortir une publication, d’autant que je ne conserve pas vraiment ces parutions (je dois manquer d’orgueil et/ou de vanité), cependant plusieurs me viennent à l’esprit, telles que ma première publication dans ESPN The Mag, quelques sélections dans Sports Illustrated (mais pas de pleine page qui serait sans nul doute celle qui me toucherait le plus), plusieurs Une d’ESPN.com sur des événements majeurs comme les NBA Finals ou NBA Playoffs, la Une de Reverse sur ma photo de Derrick Rose ou celle de Kobe Bryant, une Une de l’Équipe, fruit d’une commande directe.
L’image qui est la plus forte et m’est la plus chère est une photographie du joueur japonais de baseball Iwamura lors du World Baseball Classic 2009. Et c’est un plaisir de voir qu’il s’avère qu’elle plait souvent à des personnes n’ayant pour autant aucun intérêt pour le baseball.

As-tu un accessoire ou une trouvaille qui t’est indispensable lors de tes reportages ?

Lorsque je shoote de jour, un Hoodman HoodLoupe, qui me permet de voir à travers une lunette l’écran arrière de mes boîtiers, et seulement l’écran, en plein soleil. Precieux, et souvent indispensable.

Es-tu un inconditionnel des télécommandes sans fil pour placer un boitier derrière les buts ou un panneau de basket ?

Non du tout. J’évite leur utilisation sauf demande expresse d’une agence de presse, car cela nécessite de « sacrifier » l’utilisation d’un boitier pour un résultat aléatoire. J’y recours toutefois parfois en baseball pour des matchs en plein jour afin d’avoir un autre angle des actions sur la home plate.

Quel sport préfères-tu photographier et pour quelle(s) raison(s) ?

Le baseball car j’en suis amoureux depuis longtemps et que j’en aime les codes, l’esthétisme, les attitudes, la gestuelle.

Selon toi, quel est le sport le plus difficile à photographier ?

De mon expérience, sachant que j’ai couvert de très nombreuses disciplines sportives mais pas toutes, je penche pour le hockey, au niveau NHL, qui est d’une rapidité affolante, et compte tenu que les salles ne permettent pas une grande variété d’angles de vue. Et à égalité le volley-ball auquel je ne me suis frotté qu’une fois, avec beaucoup de difficultés.

Concernant le post-traitement de tes images, avec quel ordinateur et avec quel (s) logiciel (s) travailles-tu ?

En reportage : MacBook Pro Core i5 blindé en RAM et avec un bon HD rapide. Photo Mechanic, Photoshop, Lightroom.
Chez moi, un octo processeur Mac, surgonflé en RAM, SSD pour les applis, et les mêmes logiciels.

RAW ou JPEG ?

Les deux. un slot CompactFlash pour les RAW, un slot SD pour les JPEG.

As-tu une technique particulière pour photographier et transmettre sous la pluie ?

Rien de bien innovant: bonne protection de l’équipement, et vêtements de pluie.

Quel est ton sac favori ?

Deux choix: Airport Security de la marque Think Tank, que je vais racheter bientôt, Air France m’ayant détruit le mien cette année… Et la Pelicase 1620, incassable.

Dernier sujet, as-tu un site internet ? Comment l’as-tu conçu ? Que t’apporte-t-il ?

Oui, chris-elise.com.
Je les conçois seul depuis 2 ans, ce qui me permet de changer de framework annuellement afin de lui donner un coup de neuf. Je prends une base WordPress ces temps-ci mais je n’ai pas de religion. J’ai juste abandonné le Flash en 2011.
Mon site est un portfolio de mon travail, il permet de s’assurer de ce que je sais faire, de ce que je peux couvrir, et de me présenter succinctement. Ainsi, aucun contact pro ne m’a jamais demandé de lui envoyer d’autres photographies pour montrer mon travail.